Vous avez essayé Coolify et ça vous plaît. Un push Git, un certificat SSL automatique, des bases de données en un clic, aucune facturation par utilisateur. La question n'est plus de savoir si vous allez utiliser Coolify. C'est de savoir qui va l'exploiter.
Il y a trois réponses possibles, et on les confond souvent. Vous pouvez installer Coolify vous-même sur un VPS. Vous pouvez utiliser Coolify Cloud, qui héberge le panneau de contrôle mais pas vos applications. Ou vous pouvez payer quelqu'un pour tout gérer, serveur compris.
Les prix diffèrent parce que ce sont des produits différents. Voici ce que chaque option implique réellement.
Option 1 : auto-héberger Coolify sur votre propre VPS
C'est l'option par défaut, et pour bien des gens, c'est le bon choix.
Coolify est un logiciel libre sous licence Apache 2.0, gratuit à perpétuité si vous l'hébergez vous-même. Vous louez un VPS, vous lancez le script d'installation en une seule commande et vous avez une plateforme de déploiement fonctionnelle. La seule facture, c'est celle du serveur.
L'installation est simple. Ce qu'on sous-estime, ce sont les deux années qui suivent.
Le système d'exploitation vous appartient. Correctifs du noyau, mises à jour de paquets, redémarrages après un avis de sécurité. Les mises à jour automatiques en couvrent une partie. Le reste vous revient.
Les mises à jour de Coolify vous appartiennent. Coolify vérifie périodiquement s'il existe une nouvelle version et affiche un bouton de mise à niveau dans le tableau de bord. Vous choisissez entre automatique, semi-automatique et manuel. La documentation de Coolify recommande de désactiver les mises à jour automatiques sur les instances de production, ce qui vous laisse la décision, et le travail de lire les notes de version avant d'appuyer sur le bouton.
La sécurité vous appartient. Règles de pare-feu, authentification SSH par clé, fermeture des ports que le script d'installation n'a pas fermés. Un VPS neuf avec une adresse IP publique commence à se faire scanner en quelques minutes.
L'espace disque vous appartient. C'est le problème qui frappe le plus souvent les auto-hébergeurs. Images Docker, cache de compilation, conteneurs arrêtés et anciens volumes s'accumulent jusqu'à ce qu'un déploiement échoue à 3 h du matin faute d'espace.
Coolify offre de bons outils pour ça. Le nettoyage Docker automatisé se déclenche selon un horaire cron, ou lorsque l'utilisation du disque dépasse un seuil que vous définissez sous Servers, Configuration, Advanced. Il supprime les conteneurs arrêtés, les images inutilisées et le cache de compilation. Encore faut-il l'activer et choisir des valeurs raisonnables.
Les sauvegardes vous appartiennent. Coolify peut sauvegarder vos bases de données vers n'importe quel stockage compatible S3, selon un horaire et une politique de rétention. Il ne sauvegarde pas le serveur lui-même. Si la machine virtuelle (VM) est perdue, vous devez reconstruire l'hôte, réinstaller Coolify et restaurer à partir de ces sauvegardes. Ça fonctionne, à condition d'avoir testé la restauration.
Vous êtes de garde. Pas au sens d'une rotation formelle, mais au sens où, quand le conteneur Postgres de votre projet refuse de redémarrer un samedi, la personne qui règle ça, c'est vous.
Rien de tout ça n'est difficile. C'est simplement du travail qui ne se termine jamais. L'auto-hébergement sur un VPS à 10 $ reste une excellente affaire si ce travail vous plaît, ou si votre budget d'hébergement compte plus que vos fins de semaine. Beaucoup d'excellents projets fonctionnent exactement comme ça.
Option 2 : Coolify Cloud
C'est l'option la plus souvent mal comprise, alors soyons précis.
Coolify Cloud héberge le panneau de contrôle. L'instance Coolify tourne sur l'infrastructure de Coolify et c'est son équipe qui l'entretient. Vous avez droit au soutien communautaire, plus un soutien limité par courriel. Vous n'avez pas à réserver de CPU, de RAM ou de disque pour faire tourner Coolify, et vous n'entretenez pas l'application Coolify.
Vous fournissez tout de même vos propres serveurs. Vous connectez un VPS, une instance EC2 ou un Raspberry Pi en SSH, et vos applications se déploient sur cette machine. La tarification est de 5 $ USD/mois pour le forfait de base, qui couvre jusqu'à deux serveurs connectés, plus 3 $ USD/mois par serveur supplémentaire, en sus de ce que vous payez à votre fournisseur de VPS.
Voici la frontière importante : Coolify Cloud gère l'instance Coolify, pas votre serveur. Le système d'exploitation, le pare-feu, le disque et les mises à jour de sécurité de la machine qui exécute vos applications restent votre responsabilité.
Coolify Cloud retire donc un seul élément de la liste ci-dessus. À 5 $/mois, c'est un bon rapport qualité-prix pour ce que ça fait. Il ne faut simplement pas l'acheter en croyant que l'entretien du serveur disparaît, parce que ce n'est pas l'objectif du produit.
Option 3 : Coolify entièrement géré
La troisième option consiste à payer pour le serveur et son entretien ensemble.
C'est ce que fait MapleDeploy. Vous obtenez une VM dédiée à Toronto avec votre propre instance Coolify. Pas un conteneur partagé sur la machine de quelqu'un d'autre. Votre VM, avec de la RAM, du CPU et du stockage dédiés.
Ce qui est pris en charge pour vous :
- Le provisionnement. Choisissez un forfait et votre serveur est prêt en quelques minutes.
- Le durcissement de la sécurité. Authentification SSH par clé, fail2ban, blocage du SMTP sortant et correctifs de sécurité automatiques, appliqués avant même votre première connexion.
- Les correctifs du système d'exploitation. Mises à jour du système et correctifs du noyau appliqués pour vous. Aucune session SSH, aucune fenêtre de maintenance à votre agenda.
- Coolify lui-même. MapleDeploy exploite un fork public de Coolify que nous rebasons régulièrement sur la version amont. Nos modifications se limitent à l'image de marque canadienne et aux intégrations MapleDeploy, et le code est consultable.
- Les instantanés. Instantanés hebdomadaires du serveur complet, incluant le système, Coolify, les conteneurs, les volumes et les bases de données, plus un instantané pris avant toute suppression de VM et conservé 30 jours après l'annulation.
- La surveillance. Les métriques de CPU et de mémoire s'affichent dans le tableau de bord Coolify. Rien à configurer avec un service tiers.
Deux nuances honnêtes.
D'abord, les instantanés servent à la reprise après sinistre, pas aux restaurations fines. Un instantané peut avoir jusqu'à sept jours. Pour vos bases de données de production, configurez quand même les sauvegardes S3 intégrées de Coolify sur une base quotidienne. Deux couches, deux rôles différents.
Ensuite, MapleDeploy fonctionne en libre-service, pas comme une entente de consultation. Nous exploitons le serveur. Vous déployez vos applications, configurez vos domaines et gérez vos bases de données depuis le tableau de bord Coolify. Si vous cherchez quelqu'un pour concevoir votre architecture de déploiement, un consultant DevOps convient mieux, et MapleDeploy est la plateforme sur laquelle il déploierait.
L'autre critère : où résident vos données
Le coût et l'effort sont la comparaison évidente. Pour certains lecteurs, c'est plutôt la juridiction qui tranche.
L'auto-hébergement vous permet de placer Coolify n'importe où, y compris chez un fournisseur canadien, alors ce n'est pas un argument contre. Mais la plupart des VPS bon marché vers lesquels les développeurs se tournent appartiennent à des entreprises américaines ou sont hébergés aux États-Unis, ce qui expose vos données au CLOUD Act, peu importe la ville où se trouve la machine.
MapleDeploy fonctionne sur une infrastructure canadienne à Toronto, chez un fournisseur canadien privé sans société mère américaine. Votre code et vos données restent sous le droit canadien, sur une infrastructure conçue pour la conformité à la LPRPDE. Que ce soit une question de principe pour vous ou une exigence de vos clients en approvisionnement, c'est inclus dans tous les forfaits plutôt que vendu en supplément.
Comment trancher
Une règle simple :
- Auto-hébergez si le coût d'hébergement est votre contrainte principale, que vous êtes à l'aise sous Linux et qu'une fin de semaine occasionnelle passée à réparer votre infrastructure ne vous dérange pas. C'est la réponse honnête pour la plupart des projets personnels.
- Coolify Cloud si vous gérez déjà des serveurs qui vous conviennent et que vous voulez simplement une chose de moins à mettre à jour.
- Entièrement géré si votre temps vaut plus que la différence de prix, si des clients dépendent de ce que vous exploitez, ou s'il vous faut vos données au Canada sans avoir à vérifier la structure de propriété d'un fournisseur de VPS.
La vraie comparaison n'est pas 10 $ contre 45 $. C'est 10 $ plus vos soirées contre 45 $. Certains mois, le choix est évident dans un sens, d'autres mois dans l'autre.
MapleDeploy commence à 45 $ CAD/mois pour une VM dédiée à Toronto avec 4 Go de RAM, 2 vCPU et 35 Go de stockage, à prix fixe, sans frais par projet ni frais d'utilisation. Consultez la tarification pour la gamme complète de forfaits. Les forfaits Starter et Pro incluent un essai gratuit de 30 jours, assez de temps pour déployer un vrai projet et voir si la version gérée en vaut la peine pour vous.
Si vous préférez d'abord voir comment se passe un déploiement Coolify, notre guide de déploiement Coolify suit une application complète, du dépôt au domaine personnalisé. Ce flux de travail est identique quelle que soit l'option choisie, et c'est précisément l'intérêt de bâtir sur du logiciel libre.
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